Notre histoire
À propos de moi

Je m’appelle Delphine Guiton, j’habite à Brest, je suis ingénieur en informatique et je suis la fondatrice de l’association M’oncollectif. Je ne suis ni diplômée en psychologie, ni même dans un quelconque domaine du soin ou de la santé. Cependant, la maladie et moi , et le cancer plus particulièrement, avons une histoire riche en apprentissages et en résilience.
Après avoir perdu ma sœur aînée d’une sclérose en plaque agressive en 2013, le cancer de la thyroïde de ma sœur cadette en 2015, et un burn-out en 2017, j’ai été a mon tour diagnostiquée d’un cancer du sein en 2022 à l’âge de 35 ans. Des épreuves, des deuils dont il a fallu se relever et tirer des leçons. Avec du recul c’est grâce à toutes ces montagnes franchies que j’en suis venue à créer cette association. Elles m’ont permis de me rendre compte du pouvoir libérateur de la parole.
Je me suis donc lancée dans cette aventure associative souhaitant tout d’abord proposer des groupes de soutien entre patients et aidants de manière informelle. Un projet utile et peu engageant financièrement. Puis, rapidement, en parlant de ce projet autour de moi je me suis rendue compte de l’enthousiasme qu’il provoquait et des nombreux soutiens prêts à se mobiliser. J’ai donc commencé à voir un peu plus grand et à envisager des projets de plus grande envergure.
À la rentrée de septembre je vais intégrer une formation en « Éducation thérapeutique du patient » afin de compléter et consolider mes connaissances du maintien en santé, ainsi qu’une formation de coach professionnel afin d’accompagner au mieux les patients et leurs aidants dans leurs parcours.
Transmettre Les acquis
L’annonce de la maladie est un vrai tsunami. Un tsunami d’émotions mais aussi un tsunami de questions! Des questions auxquelles personne ne peut vraiment répondre: comment vais-je supporter les traitements? Combien de temps va durer ce parcours? Est-ce que je vais avoir mal? Est-ce que je vais m’en sortir?
Toutes ces questions ont déjà trouvé des pistes de réponses chez d’autres personnes déjà passées par là. Cependant, de nombreux codes sociaux désuets imposent de cacher la maladie, de ne pas en parler, de ne pas se plaindre. Chez M’oncollectif nous souhaitons faire changer ces codes, l’ère de la libération de la parole est là et elle s’applique aussi à la maladie.
Sans pour autant hurler ses maux sur les toits à tue-tête, il est important d’échanger entre patients et entre aidants, de partager son expérience pour en faire bénéficier les autres car elle peut permettre à d’autres d’éviter de nombreux écueils et de découvrir de belles pépites.
Le soutien du groupe
Nous sommes tous différents et n’avons pas tous besoin de parler. Nous n’avons pas tous besoin de mettre des mots sur nos maux. Il s’agit parfois d’un simple besoin de se sentir compris, de savoir que notre interlocuteur est passé par là et prend la pleine mesure de nos paroles.